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Aero Nouvelle

Bombardier effectue un vol Mirabel-Le Bourget sans escale avec le FTV5

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Du moins, c’est la distance qu’aurait parcourue le cinquième CS100 FTV5 lors d’un vol d’essai le vendredi 20 mars. Sylvain Faust rapportait sur son compte Tweeter vendredi soir que l’information lui venait d’un ami qui a suivi le vol du FTV5 vendredi. L’avion aurait volé 7 heures et 15 minutes à une vitesse approximative de 465 nœuds en effectuant un parcours en ovale qui s’apparente à un circuit d’attente très étiré. Le FTV5 aurait donc parcouru la distance de 3371 milles nautiques. Selon les méthodes de calcul, cette distance correspond à peu près à la distance à franchir pour joindre l’aéroport du Bourget à partir de Mirabel. Une simple recherche sur FlightAware permet de voir que les vols Montréal-Paris ont une durée d’environ 6,25 heures et que les vols de retour ont une durée approximative de 7,25 heures. C’est environ 15% de plus que la distance franchissable maximum de 2950 milles nautiques publiée par Bombardier dans les spécifications du CS100. Puisque la configuration actuelle du FTV5 est très semblable à celle qu’il aura quand il effectuera son vol vers Le Bourget, on peut s’attendre à ce que Bombardier tente de rallier Le Bourget avec un vol sans escale. Étant donné que le FTV5 était loin de son poids maximum lors de ce vol, je serais surpris que cela soit son rayon d’action normal quand le CS100 entrera en service.

 

Le FTV5 n’avait effectué son premier vol que deux jours plus tôt. Il faut se rappeler que les avions d’essai du C Series volent avec un certificat expérimental jusqu’à la fin des essais. Par conséquent, si Bombardier désire faire un vol sans escale entre Mirabel et Le Bourget, elle doit démontrer aux autorités canadiennes et européennes que l’avion a la capacité de faire le vol de façon sécuritaire. Dans les semaines à venir, le FTV5 pourrait donc effectuer de longs vols. Dans la seule journée de vendredi, les avions d’essai du C Series ont totalisé 16 heures de vol. Pour une ville comme Québec, qui cherche à obtenir plus de liaisons internationales, mais qui n’aurait pas la capacité de remplir un A330 ou un 767, le CS100 pourrait rentabiliser une liaison Québec-Londres par exemple.

Sur son Tweeter, Sylvain Faust a aussi rapporté les propos que Rob Dewar, vice-président pour le C Series, a tenus dans une entrevue au magazine atwonline.com. M. Dewar mentionnait que Bombardier avait l’intention d’utiliser le premier CS100 de série, qui est destiné à un client, afin de terminer à temps les essais en vol. L’assemblage du premier avion de production est sur le point d’être achevé.

Merci à Sylvain Faust pour avoir la patience de répondre à mes questions, alors que la réponse me pend au bout du nez.

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