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Aero Nouvelle

Le bashing contre Bombardier, another great Canadian tradition!

Aero Nouvelle

 

Si vous êtes un concurrent de Bombardier et que vous voulez démontrer la supériorité de vos produits ou de votre entreprise, ce n’est pas très difficile. Vous prenez un texte où il y a une ou deux phrases légèrement défavorables à Bombardier ou ses produits et vous le faites parvenir à un journaliste canadien. Ce dernier transformera la moindre remarque négative en un long plaidoyer au sujet des hypothétiques défauts du produit ou des misères de l’entreprise.

 

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Vous croyez que j’exagère? Comment des journalistes ont-ils pu dire que Bombardier avait perdu contre Airbus le contrat de 250 avions de la compagnie Indigo, alors qu’aucune des variantes actuelles du C Series n’est un concurrent direct de l’A320neo? De plus, cette commande avait déjà fait l’objet d’une lettre d’entente entre les deux compagnies depuis quelques années. Dans les faits, Bombardier n’a probablement jamais soumissionné ce contrat.

 

Un autre exemple : pourquoi un certain journaliste canadien mentionne les deux ans de retard du C Series dans tous les articles qu’il écrit au sujet de Bombardier, mais qu’il omet de préciser que les retards sont pratiquement une norme dans l’industrie aéronautique?

 

Cette semaine, le journaliste américain Scott Hamilton, de Leeham News, a dû faire une mise au point à propos d’un article qu’il avait publié la semaine dernière et dont le sujet était le carnet de commandes du C Series. Son article avait d’abord été repris par le Globe and Mail et ensuite par plusieurs médias canadiens. M. Hamilton s’est dit surpris de la tempête qu’il a déclenchée et surtout de la façon dont les aspects négatifs de son texte avaient été surexposés. Il s’est donc senti obligé de remettre les choses dans leur contexte.

 

Si la situation actuelle de Bombardier n’est pas idéale, il faut se rappeler que tous les constructeurs aériens passent par une période creuse au moment de lancer un nouvel avion. Airbus, Boeing et Embraer ont connu leur lot de difficultés et ont fini par passer au travers. Après tout, Bombardier n’est pas devenue le géant qu’elle est en adoptant une mauvaise gestion ou de mauvais produits. Comment se fait-il que dans ce qui s’écrit sur Bombardier à l’extérieur du Canada, les articles sont plus nuancés et les faits défavorables qui y sont rapportés sont placés dans un contexte permettant de mieux comprendre la situation?

Finalement, je me demande quel est l’objectif des médias canadiens lorsqu’ils couvrent Bombardier?

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