Hier, je vous ai parlé de la tendance de Bombardier à regrouper ses annonces près du dévoilement de ses résultats financiers. Cela a été le cas pour le dévoilement du Q400 à 90 places le 16 février dernier au Salon aérien de Singapour. Mais les médias d’ici n’en ont à peu près pas parlé et l’annonce de la vente à Air Canada a pris toute la place.
Bien que Bombardier promette que la nouvelle version à 90 places de son turbohélice sera disponible dès 2018, aucun client de lancement n’a été annoncé lors de son dévoilement. Pourtant, cela fait déjà quelques années que les analystes et quelques compagnies aériennes parlent du potentiel d’un avion turbopropulsé de 90 passagers. Je me serais donc attendu à ce que Bombardier ait déjà un client pour cette nouvelle version. De toute évidence, avec une capacité maximale à 90 passagers, le prix supérieur du Q400 par rapport à l’ATR 72 de 70 places commence à se justifier. Est-ce que Bombardier cherche simplement à rendre le Q400 plus compétitif, maintenant que les employés de Toronto ont refusé la délocalisation de 200 emplois? Ce qui est certain, c’est que l’entreprise met de plus en plus d’effort sur cet avion. Cela indique qu’elle croit en son potentiel. Il y a aussi la fameuse commande de Spicejet pouvant atteindre 50 appareils, mais qui n’a toujours pas fait l’objet d’une décision de la part du transporteur aérien. L’augmentation de la capacité du Q400 était-ce ce qui lui manquait pour prendre une décision? Justement, en octobre dernier, le président de Spicejet disait que la décision serait prise en mars 2016. En octobre 2015, j’avais publié un texte au sujet de la commande possible de Spicejet : https://aeroemploi.ca/nouvelles/n/71-q400-une-commande-epicee-en-vue
Cependant, l’arrivée du Q400 à 90 places m’amène à me poser des questions sur le sort du CRJ. Je m’interroge entre autres à savoir s’il a toujours sa place dans la gamme d’avions commerciaux de Bombardier.
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