Le 8 mai dernier, le titre de ma chronique était : Bombardier, Alain Bellemare joue aux échecs.
Je vous invite à lire ou à relire cet article, car la nouvelle qu’a sortie l’agence Reuter s’inscrit parfaitement bien dans la stratégie du président de Bombardier, Alain Bellemare. L’offre de la compagnie BII d’acquérir 60% des actions de Bombardier Transport était de 4,68 milliards de dollars. Cela permet d’établir la valeur nette de toute la division transport à 7,8 milliards de dollars. C’est bien au-dessus des 5 milliards que plusieurs analystes avaient avancés.
Dorénavant, tout groupe qui voudra s’associer avec Bombardier et prendre une participation minoritaire dans la division transport devra arriver avec une offre équivalente ou supérieure. Cela veut aussi dire que Bombardier devrait pouvoir récolter entre 3,5 et 4 milliards de dollars sans avoir à s’endetter.
Cette nouvelle sort juste après la période plus tranquille qu’est l’été et environ trois mois avant une éventuelle mise en vente d’un bloc d’actions sur les marchés boursiers. Elle permet entre autres d’augmenter de beaucoup la valeur de Bombardier Transport. Il ne faudrait donc pas se surprendre si BII et d’autres groupes revenaient à la charge avec de meilleures offres.
La direction de Bombardier et ses actionnaires de contrôle ont toujours dit qu’ils ne voulaient pas se départir de la division transport au complet. Mais en affaires, une entreprise n’est pas à vendre jusqu’au jour où vous recevez une offre nettement supérieure à sa valeur réelle.
Pour les adversaires et concurrents de Bombardier, ce ne sont certainement pas de bonnes nouvelles
